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La poudre de beauté, entre séduction et technologie :

La composition des poudres a peu évolué au fil du temps si ce n’est en excluant les composants nocifs tels que la céruse et le bismuth. Les ingrédients d’origine naturelle (amidon et dérivés) puis synthétique, sont choisis pour leurs propriétés cosmétiques : couvrance, matité, blancheur…

Avec les progrès industriels et technologiques, la poudre évolue vers des versions transportables avec les poudriers, puis compactées dès 1914 par formage humide puis par compactage à sec, imprimant sur la surface des motifs fantaisie. Appliquée à l’éponge ou au pinceau, la poudre se décline dans une importante palette de nuances aux effets optiques parfois chatoyants grâce à l’ajout de pigments de synthèse. De nos jours, l’écriture laser à la surface des poudres ou la combinaison de produits de textures variées révolutionnent l’univers de la beauté. 

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Du blanc à la poudre de beauté :

La blancheur du teint constitue un critère de beauté ancestral, le hâle étant associé aux travaux de plein air. Du XVIIe au XIXe siècle, le blanc ou fard, confectionné à partir de céruse (blanc de plomb), s’appliquait sur la peau tandis que la poudre, issue de l’amidon, se pulvérisait sur la chevelure ou les perruques. Le gantier-parfumeur fabriquait et vendait ces deux produits. Les blancs, dénommés plus tard poudres, masquaient les rides et corrigeaient le teint. Après la Révolution française, leur usage devient exclusivement féminin. La poudre était libre, appliquée à la houppette et vendue au poids. Achetée en vrac, transportée dans un cornet, elle était transvasée dans une boîte plus ou moins précieuse affectée à cet usage.

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Les composants de la poudre : 

L’appellation de poudre la plus répandue est celle dite « de riz ». Paradoxalement, elle ne contient que rarement du riz. Elle se compose d’ingrédients pulvérulents d’origine minérale (talc, craie, kaolin), végétale (amidon et dérivés) et, plus tard, synthétique (mica de synthèse, nylon, silicone). Ces substances se fixent aisément sur la peau, absorbant les corps gras et produisant un effet mat. Les produits à base de plomb, de mercure, de bismuth se sont avérés toxiques ou abrasifs. Ils ont été abandonnés comme la céruse en 1913 ou le radium en 1937. Les nuances de couleurs de la poudre sont obtenues par l’ajout de pigments, synthétiques, composés principalement d’oxydes de fer.

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 SOURCE : LE SIECLE DES POUDRIERS (1880-1980). | Musées de Grasse