UNE REPUBLIQUE LUMINEUSE

Une vision de l’enfance dénuée de tout idéalisme. Une interrogation sur le mal et la sauvagerie. Andrés Barba explore les situations ambigües ; les vérités obscures éclatent à chaque page dans ce roman court et dense. À mi-chemin entre L’Ancêtre de Juan José Saer et Le Puits d’Ivan Repila, une fable sombre et universelle, à lire comme une traversée de la jungle à la recherche de la lumière. 

Jungle au vert intense, fleuve boueux et langueur tropicale : nous sommes dans la ville de San Cristobál en 1993. Là, le pittoresque côtoie la noirceur, comme le découvre notre narrateur : jeune fonctionnaire aux affaires sociales, il doit y mettre en place un programme d’intégration des communautés indigènes de la région. Très vite, la torpeur locale est perturbée par l’arrivée d’enfants, inconnus et presque sauvages, qui pillent les rues. Mais d’où sortent tous ces enfants ? Quelle est cette langue qu’ils parlent et qui n’appartient qu’à eux ? D’abord étonnante et vaguement inquiétante, leur présence aura des conséquences tragiques. Vingt ans plus tard, l’ancien fonctionnaire se souvient et revient sur la succession d’événements ayant conduit au drame.

Dans une échappée à l’ordre établi par les adultes, Andrés Barba nous invite à redéfinir notre idée même de l’enfance avec cette grande fable qui nous hantera longtemps.

Andres-Barba-capture-l-attention-avec-Une-republique-lumineuse